Chaque intervention commence par un passage terrain gratuit. On mesure le diamètre de la souche : c'est l'élément principal qui détermine le tarif et le temps de travail. On identifie l'essence (un platane ou un chêne pubescent du piémont cévenol a un système racinaire très différent d'un pin d'Alep) et on repère les réseaux enterrés. On évalue aussi l'accès pour la rogneuse. Dans les quartiers de Rochebelle ou Tamaris où les jardins descendent en restanques avec des portillons étroits, une machine standard de 80-100 cm de large ne passe pas : on bascule sur un modèle compact de 50-60 cm ou on intervient manuellement par sections.
Vient ensuite le rognage ou l'extraction. Le rognage mécanique fraise la souche jusqu'à 20-30 cm sous le sol : suffisant pour gazonner, faire un massif ou passer une tondeuse par-dessus. Les racines restantes se décomposent seules en quelques années sans poser de problème. L'extraction complète arrache tout le système racinaire avec une pelle ou manuellement. Elle s'impose quand on coule une dalle, pose une terrasse ou quand l'essence est à forte repousse (robinier faux-acacia, ailante). Sur ces deux essences classées exotiques envahissantes, l'abattage seul stimule le drageonnement : le centre de ressources EEE recommande une extraction suivie d'une surveillance des rejets sur trois ans. Plus long et plus cher, mais définitif.
En fin de chantier, les copeaux produits par la rogneuse sont soit emportés soit laissés en paillage si le client le souhaite. Le trou est comblé avec les copeaux fins et la terre de déblai, ou avec de la terre rapportée selon la profondeur. Le terrain repart propre. L'évacuation des copeaux et le remblayage sont inclus dans le devis de base, sans surcoût caché.